mercredi 25 août 2010

Du pareil au même

Un masque Nô ?
Ou le visage d’une statue égyptienne au Louvre ?Le phénix du Pavillon d’Or à Kyoto vu de loin?
Ou les dorures des statues du Pont Alexandre III?
Le petit singe du Toshogu à Nikko ?
Ou une décoration de la cour du Musée de Cluny?


Quand je suis allée en France, on m’a demandé : « Alors, qu’est-ce que tu deviens ? » Même si sa question était au présent, ma tante voulait en fait savoir ce qui s’était passé dans ma vie depuis notre dernière rencontre. J’ai fouillé ma mémoire et je n’ai pu que lui répondre « ben, ça va... ». Et nous sommes passées à autre chose. Depuis, j’y pense souvent. Je me revois me creuser la tête à la recherche d’un événement remarquable qui aurait fait sensation dans notre petit cercle familial. Mais rien ne me venait. Plus tard, j’ai eu beau tremper maintes madeleines dans ma tasse de thé, je n’avais toujours rien de bien juteux à raconter. Et c’est tant mieux ! C’est dans ce genre de situations qu’on se rend compte que l’on vit des « années douces » où à la fois tout change et rien ne change.... Et ce qui les rend plus douces encore c’est la sortie du livre éponyme de Jiro Taniguchi aujourd’hui !

3 commentaires:

Marie a dit…

J'y repensais justement... Les années douces...

Ren du Braque a dit…

Je dois dire que j'ai exactement un sentiment de vide profond qu'on je ne peux pas rappeler ce qui s'est passé. En fait, j'écris pour me souvenir...

Agnes a dit…

Je crois que je me rappelais des choses, mais je ne crois pas que cela aurait interesse mon auditoire! Si je les voyais plus souvent, s'ils connaissaient l'Angleterre, s'ils connaissaient mes amis...