Leonardo étudiait les pattes des animaux pour mieux dessiner celles des hommes. Ne dirait-on pas des jambes de footballeurs dans ces jarrets de chevaux ?
Eh oui, c’est la Coupe du Monde qui commence. Je ne m’intéresse pas plus au foot que ça mais, pour moi, Coupe du Monde est synonyme de Pierre-Louis Basse sur Europe 1 le soir. J’adore. Ils parlent de tout sauf de foot, ou de façon détournée, festive, et c’est super agréable.
Zuihitsu ou "notes au fil du pinceau", comme en composaient les gentes dames de la cour de Heian au Japon, aux environs de l’an 1000: « J’ai rassemblé des notes sur les événements qui s’étaient déroulés devant mes yeux et sur les réflexions que j’avais faites en mon âme » (Sei Shōnagon dans Notes de chevet)
vendredi 11 juin 2010
De quelle couleur était le cheval blanc de Gauguin?
jeudi 10 juin 2010
Repos forcé
Quelques onguents plus tard je vais mieux. Et maintenant je m'ordonne (un peu de) repos!
mercredi 9 juin 2010
Poster l’être
En ce moment, j’ai envie d’écrire une (longue) lettre à une amie qui vit en Malaisie. Je ne l’ai pas vue depuis un an. J’ai peu de nouvelles d’elle – par email – mais ce n’est pas pour ça que j’ai envie de lui écrire. J’ai envie de lui parler comme quand elle est ici. Pendant des heures. J’ai envie de m’installer dans un café que nous fréquentions, et de lui parler par écrit. De lui décrire les gens dans le café, ce que j’ai fait ce jour-là, de ces derniers mois, de mes projets. J’imagine l’écriture de cette lettre comme un moment de bien-être.
mardi 8 juin 2010
Doorbraak
Elle m’a vraiment gâtée. Moi, tant de gentillesse, ça me laisse baba, que dis-je, ça m’époustoufle.
En rentrant chez moi j’ai imaginé un coffre de pirate, comme celui qui est indiqué sur une carte au trésor, en bois vermoulu et en fer, dans lequel je mettrais tout ce qui me tient à coeur. De temps en temps je le sortirais de sa cachette, et contemplerais tous ces présents qui me font du bien au coeur : les cartes de Gauguin et le beau marque-page voisineraient avec un sachet de thé à la violette et une boîte de sardines remplies de coquillages des Mers du Sud. Merci, généreuses bienfaitrices !
J’adore ce tableau. C’est un autoportrait d’Emile Bernard (Gauguin, après avoir été son ami, avait fini par le détester !) avec un portrait de Gauguin sur le mur. Je crois que sous le nom du peintre se trouve l’inscription « à son copaing Vincent », et qu’il y a une peinture d’inspiration japonaise dans le bas du tableau à droite, peut-être une allusion à Van Gogh ?
En rentrant chez moi j’ai imaginé un coffre de pirate, comme celui qui est indiqué sur une carte au trésor, en bois vermoulu et en fer, dans lequel je mettrais tout ce qui me tient à coeur. De temps en temps je le sortirais de sa cachette, et contemplerais tous ces présents qui me font du bien au coeur : les cartes de Gauguin et le beau marque-page voisineraient avec un sachet de thé à la violette et une boîte de sardines remplies de coquillages des Mers du Sud. Merci, généreuses bienfaitrices !
Et aujourd’hui c’est encore un anniversaire (celui de T.: Bon anniversaire!) mais pas encore le mien (tu le sais bien Marie !)
lundi 7 juin 2010
Yoshitsune et les mille cerisiers
Les agents du Shogun la délivrent et veulent l’amener avec eux quand soudain Tadanobu, un garde de Yoshitsune bondit de nulle part et la sauve.
Shizuka se lance à la poursuite de Yoshitsune. Un jour, dans la campagne, elle joue du tambour et un renard blanc apparaît. Il se sauve et soudain Tananobu arrive sur scène. Il y a deux Tadanobu, un vrai et un autre, qui n’a que son apparence mais qui est en fait un esprit-renard (kitsune).
L’esprit-renard finit par expliquer que la peau du tambour est faite de celles de ses parents, qu’il ne pouvait s’approcher du tambour tant qu’il était gardé au palais qui est protégé contre les esprits, mais maintenant il est à sa portée et si on le lui donne il pourra enfin s’acquitter de son devoir envers ses parents.
Le renard se met alors à danser de joie la danse dite du kitsune roppo et finit dans les airs survolant la scène – une technique appelée chûnori.
Je défie quiconque ayant assisté à cette pièce de Kabuki, comme je l’ai fait hier après-midi (avec la super vedette Ebizô Ichikawa XI dans le rôle du renard), de pouvoir s’empêcher, en rentrant chez soi, de s’essayer à la danse du renard en mettant ses mains comme le renard ses petites pattes sur cette gravure (ici).
On ne doit pas s’ennuyer avec un copain acteur de kabuki ! Je lui demanderais : je t'en prie mon chéri, fais-moi le renard, fais-moi le renard !
dimanche 6 juin 2010
Des journées entières dans mon arbre
samedi 5 juin 2010
Célébrations
La dulzura tenue del anochecer,
cual negro rocío, tapizó la senda,
teniendo de inmenso dosel a la noche,
que venía grave, preñada de estrellas.
...pour toucher du doigt la beauté. Je me demande si des amoureux du poète se sont réunis ce matin sur la place de Fuente Vaqueros près de Grenade comme à l’accoutumée ? Je les imagine réciter quelques vers, la Sierra Nevada en toile de fond, et ensuite se rendre dans un café pour déguster des churros. C’est une image bien prosaïque : c’est que je vais moi-même de ce pas prendre mon petit-déjeuner. Pour le 7 juin, en guise de cadeau d’anniversaire, j’espère avoir fini la vie de Paul Gauguin qui la commença ce jour-là en 1848.
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