Zuihitsu ou "notes au fil du pinceau", comme en composaient les gentes dames de la cour de Heian au Japon, aux environs de l’an 1000: « J’ai rassemblé des notes sur les événements qui s’étaient déroulés devant mes yeux et sur les réflexions que j’avais faites en mon âme » (Sei Shōnagon dans Notes de chevet)
lundi 14 juin 2010
Du pain et des jeux
dimanche 13 juin 2010
Au premier chef
Hélas pour toi, si tu ne danses pas comme la fleur avec la brise
Hélas pour moi, si le soleil ne m'est pas enivrant
Hélas pour nous, si nous ne saisissons pas la volupté du printemps
Hélas pour moi, si le soleil ne m'est pas enivrant
Hélas pour nous, si nous ne saisissons pas la volupté du printemps
Fereydoun Moshiri 
J’ai fini par ranger autour de moi : les papiers amoncelés ont fini dans des pochettes transparentes, et ces pochettes dans des classeurs. Maintenant, le raffinement extrême serait de classer ces pochettes par thèmes... Et sous ce désordre j’ai retrouvé des articles que j’avais mis de côté pour moi et mon carnet à moi. Un carnet de notes mais pas de celles dont on peut faire des moyennes. Des articles qui ne concernent ni la biodiversité, ni l’engagement politique des jeunes français, ni la répartition des tâches ménagères chez les couples bobos du bas Poitou !
Etrange comme il est facile de perdre le fil de sa vie, de se perdre de vue et de prendre un autre pli, tout en croyant que rien n’a changé, et que les petits désagréments qui s’accumulent sont à mettre sur le compte de changements climatiques ou d’emails fâcheux. Quelle fuite en avant...
Lors de la conférence sur Leonard de Vinci, on nous a montré une page d’un des carnets du peintre sur laquelle il avait noté, de façon très ordonnée, très méthodique, tous les mots ayant trait aux armes et au combat. Il avait différents carnets, de toutes les tailles, ayant chacun une fonction particulière. En retrouvant mon propre carnet oublié depuis avril, j’ai soudain pensé à Léonard de Vinci : je l’ai imaginé prendre son temps pour consulter des encyclopédies, et s’appliquant pour compiler tous ces mots... Je ne lui ai pas envié sa plume et ses dessins, mais tout le temps qu’il avait consacré à cette tâche qui l’intéressait. Maintenant j’ai envie de prendre impunément mon temps, moi aussi, pour faire ce qui m'intéresse au premier chef.samedi 12 juin 2010
Soyons philosophe...
vendredi 11 juin 2010
De quelle couleur était le cheval blanc de Gauguin?
Leonardo étudiait les pattes des animaux pour mieux dessiner celles des hommes. Ne dirait-on pas des jambes de footballeurs dans ces jarrets de chevaux ?
Eh oui, c’est la Coupe du Monde qui commence. Je ne m’intéresse pas plus au foot que ça mais, pour moi, Coupe du Monde est synonyme de Pierre-Louis Basse sur Europe 1 le soir. J’adore. Ils parlent de tout sauf de foot, ou de façon détournée, festive, et c’est super agréable.
jeudi 10 juin 2010
Repos forcé
Quelques onguents plus tard je vais mieux. Et maintenant je m'ordonne (un peu de) repos!
mercredi 9 juin 2010
Poster l’être
En ce moment, j’ai envie d’écrire une (longue) lettre à une amie qui vit en Malaisie. Je ne l’ai pas vue depuis un an. J’ai peu de nouvelles d’elle – par email – mais ce n’est pas pour ça que j’ai envie de lui écrire. J’ai envie de lui parler comme quand elle est ici. Pendant des heures. J’ai envie de m’installer dans un café que nous fréquentions, et de lui parler par écrit. De lui décrire les gens dans le café, ce que j’ai fait ce jour-là, de ces derniers mois, de mes projets. J’imagine l’écriture de cette lettre comme un moment de bien-être.
mardi 8 juin 2010
Doorbraak
Elle m’a vraiment gâtée. Moi, tant de gentillesse, ça me laisse baba, que dis-je, ça m’époustoufle.
En rentrant chez moi j’ai imaginé un coffre de pirate, comme celui qui est indiqué sur une carte au trésor, en bois vermoulu et en fer, dans lequel je mettrais tout ce qui me tient à coeur. De temps en temps je le sortirais de sa cachette, et contemplerais tous ces présents qui me font du bien au coeur : les cartes de Gauguin et le beau marque-page voisineraient avec un sachet de thé à la violette et une boîte de sardines remplies de coquillages des Mers du Sud. Merci, généreuses bienfaitrices !
J’adore ce tableau. C’est un autoportrait d’Emile Bernard (Gauguin, après avoir été son ami, avait fini par le détester !) avec un portrait de Gauguin sur le mur. Je crois que sous le nom du peintre se trouve l’inscription « à son copaing Vincent », et qu’il y a une peinture d’inspiration japonaise dans le bas du tableau à droite, peut-être une allusion à Van Gogh ?
En rentrant chez moi j’ai imaginé un coffre de pirate, comme celui qui est indiqué sur une carte au trésor, en bois vermoulu et en fer, dans lequel je mettrais tout ce qui me tient à coeur. De temps en temps je le sortirais de sa cachette, et contemplerais tous ces présents qui me font du bien au coeur : les cartes de Gauguin et le beau marque-page voisineraient avec un sachet de thé à la violette et une boîte de sardines remplies de coquillages des Mers du Sud. Merci, généreuses bienfaitrices !
Et aujourd’hui c’est encore un anniversaire (celui de T.: Bon anniversaire!) mais pas encore le mien (tu le sais bien Marie !)
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