Zuihitsu ou "notes au fil du pinceau", comme en composaient les gentes dames de la cour de Heian au Japon, aux environs de l’an 1000: « J’ai rassemblé des notes sur les événements qui s’étaient déroulés devant mes yeux et sur les réflexions que j’avais faites en mon âme » (Sei Shōnagon dans Notes de chevet)
mercredi 5 août 2009
Elle a trouvé son bonheur
mardi 4 août 2009
Qui s’aime, le vent
lundi 3 août 2009
La bête du Gévaudan de Londres
Soudain, alors que je photographiais mon oiseau préféré qui se prêtait avec sa grâce toute naturelle à mes attentions, un énorme renard est passé au trot à nos pieds, tenant dans sa gueule un truc blanc et rond comme un énorme fromage. La photo initiale est un peu floue et je l’ai trafiquée pour faire ressortir les contours de la bête. My God!
dimanche 2 août 2009
Miroir au bord du chemin (II)
Coco avant Chanel d’Anne Fontaine: j’ai beaucoup aimé. Une scène se détache dans ma mémoire : Nous sommes dans l’atelier de Coco. Elle ajuste un col à l’aide d’épingles. On entend la porte d’entrée s’ouvrir puis se refermer et quelqu’un – Emmanuelle Devos, de sa voix inimitable - constate, comme une évidence : « Un gentleman ». La caméra passe du visage impassible de Chanel – pas un muscle ne bouge - à la silhouette de l’intrus - Boy Capel - qui se tient dans l’encadrement de la porte et qui est si parfait à ce moment-là, que tout en nous acquiesce avec le personnage que joue Emmanuelle. J’ai trouvé cette scène incroyablement émouvante. D’abord je me suis vue, moi, mon premier mouvement aurait été de me retourner et de courir me jeter dans ses bras... et puis non, réflexion faite, je crois que je ne le ferais pas, parce que ces quelques minutes et quelques mètres qui les séparent encore sont... je ne sais pas... un supplice de Tantale qui donne tout son sens à la vie (et au film). 
samedi 1 août 2009
Miroir au bord du chemin (I)
Nous avons longtemps attendu qu’on nous apporte notre rafraîchissant sorbet noix de coco, ananas et citron. L'ananas avait beau avoir une saveur extraordinaire, c’était en fait une autre glace qui me captivait: le miroir sur le mur semblait tout droit sortir du célèbre Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck, que j’avais vu la veille à la National Gallery (ici), et j'avais fort envie de me lever pour vérifier son reflet...
vendredi 31 juillet 2009
Histoire de l'art
...pour me rendre au Renoir voir un film!
jeudi 30 juillet 2009
Ô temps ! Emporte le vent (et la pluie, et la grisaille!)
Jusques à quand, Catilina, abuseras-tu de notre patience ? Combien de temps ta rage éludera-t-elle nos lois ? A quel terme s'arrêtera ton audace ? Quoi ! ni la garde qui veille la nuit sur le mont Palatin, ni les forces répandues dans toute la ville, ni la consternation du peuple, ni ce concours de tous les bons citoyens, ni le lieu fortifié choisi pour cette assemblée, ni les regards indignés de tous les sénateurs, rien n'a pu t'ébranler ! Tu ne vois pas que tes projets sont découverts ? que ta conjuration est ici environnée de témoins, enchaînée de toutes parts ? Penses-tu qu'aucun de nous ignore ce que tu as fait la nuit dernière et celle qui l'a précédée, dans quelle maison tu t'es rendu, quels complices tu as réunis, quelles résolutions tu as prises ? Ô temps ! ô moeurs ! Tous ces complots, le sénat les connaît, le consul les voit, et Catilina vit encore ? Il vit, que dis-je ? il vient au sénat ; il est admis aux conseils de la république ; il choisit parmi nous et marque de l'oeil ceux qu'il veut immoler. Et nous, hommes pleins de courage, nous croyons faire assez pour la patrie, si nous évitons sa fureur et ses poignards ! Depuis longtemps, Catilina, le consul aurait dû t'envoyer à la mort, et faire tomber ta tête sous le glaive dont tu veux tous nous frapper.
Cicéron
Mais sous mon parapluie je m’égosille pour des prunes: je n’ai pas le talent de Marcus Tullius, alors le temps ne m’écoute ni ne m’entend, il pense même que de Cicéron je n’ai que le pois-chiche (attention, jeu de mots : cicéron en latin signifie pois-chiche !) mais moi... dans la tête!
Ceux qui ont un oeil de lynx auront reconnu ci-dessus Marc-Aurèle et non Cicéron (et je vous prie, ayez l’obligeance de ne pas ajouter « c’est pas carré » après le nom de l’illustre orateur !). De près, ce pauvre Marc-Aurèle (aucun lien non plus avec le casse-pied Marco-Faugiel) semblait transpirer sous la verrière du British Museum, sa peau scintillait comme jadis sur le forum.
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